En juillet, la Belgique a importé 100% de son Gaz Naturel Liquéfié de Russie
Il est profondément honteux que les pays de l’UE continuent d’envoyer des milliards d’euros à la Russie pour des combustibles fossiles.

Source: article de Chris Power, publié dans le Kyiv Independent du 11 août 2026
Traduction: RESU-Belgique
Cet article est basé sur un rapport du CREA (Centre for Research on Energy and Clean Air)
Les importations de GNL russe par l'Union Eeuropéenne (UE) continuent de baisser plusieurs mois avant l'entrée en vigueur prévue d'une interdiction, mais Moscou représentait néanmoins 100 % des importations de GNL de la Belgique en juillet, révèle la dernière analyse du groupe de réflexion sur l'énergie CREA, publiée le 10 août.
Le rapport indique qu'en France, en Espagne et en Belgique, les importations de GNL russe ont chuté de 46 % au total, et qu'à l'échelle mondiale, Moscou a enregistré une baisse de 36 % de ses recettes liées au GNL par rapport au mois de juillet.
Cependant, « la Belgique a importé la totalité de son GNL en juillet depuis la Russie », affirme le Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (CREA), basé à Helsinki.
Le réseau de la société civile ukrainienne B4 Ukraine a réagi à ce rapport, en déclarant : « Il est profondément honteux que […] les pays de l’UE continuent d’envoyer des milliards d’euros à la Russie pour des combustibles fossiles. »
Selon le rapport du CREA, la Hongrie et la Slovaquie sont les deux premiers pays de l’UE en termes de dépenses liées aux importations de combustibles fossiles russes, avec respectivement 486 millions d’euros et 299 millions d’euros dépensés en juillet.
Ces deux pays restent raccordés aux réseaux de gazoducs russes : le pétrole via l’oléoduc Druzhba, et le gaz via le gazoduc Balkan Stream.
La Belgique, la France et la Bulgarie complètent le top 5 des pays de l’UE importateurs de combustibles fossiles russes.
L’UE a convenu en janvier 2026 d’interdire totalement les importations de GNL russe à compter de début 2027 et celles de gaz par gazoduc d’ici l’automne de la même année.
À l’échelle mondiale, la Chine reste le plus grand importateur de combustibles fossiles russes selon le CREA, représentant 43 % des recettes de la Russie issues de ces combustibles.
Mais l’Inde, deuxième client de la Russie, a enregistré un niveau record d’importations de pétrole brut russe pour le deuxième mois consécutif, note le CREA.
Le 7 août, le Sénat américain a soutenu un nouveau projet de loi visant à imposer des droits de douane aux pays achetant du pétrole et du gaz russes.
Si elle est adoptée, cette loi imposerait des droits de douane de 100 % aux cinq plus grands acheteurs mondiaux d’énergie russe.


On peut constater qu'en juillet 2026, la Russie a vendu massivement de l'énergie fossile à la Chine et à l'Inde, suivies par la Turquie, l'Union Européenne et l'Arabie saoudite. Dans le cas de l'Union Européenne les achats concernent principalement du Gaz Naturel Liquéfié (GNL) et du gaz transporté par pipeline. Le pétrole domine les importations de la Chine et de l'Inde.
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